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Le nouveau Sol est de retour, au Théâtre des Carmes André Benedetto


Mis en scène par Michel Bruzat, portée aux nues par Marie Thomas, "Comment va le monde?" après son franc succès au festival d'Avignon en l'an deux et un avant Covid a tourné plus de trois-cent fois dans tout le pays.


Avignon


Avignon est à la fois le paradis du Théâtre, le purgatif et l'enfer. C'est là où on doit être, "The place to be" pour exister. "Si je ne viens pas à Avignon créer nos pièces, personne ne viendra à Limoges pour découvrir notre travail. Nous n'avons pas le choix" dit Michel Bruzat. Nombre de ses pièces ont fait salle comble pendant tout les précédents festivals et tourné partout en France et ailleurs, d'autres n'ont pas eu cette chance. Entre le logement, la location de la salle, la nouriture, le salaire des techniciens et des artistes, c'est un gouffre financier. Dans le meilleur des cas, si on ne perd pas trop d'argent et qu'on trouve des engagements, le pari est gagné. Sinon, c'est le naufrage assuré. Certains ne s'en sont jamais remis, et non des moindres. Près de 1100 spectacles cette année, 1500 en -2 avant Covid, pour remplir les salles il faudrait multiplier le public par dix. De même pour les journalistes de moins en moins nombreux qui doivent faire des impasses, comme pour un examen. Ajoutez que la qualité n'est jamais garantie, ni des artistes, ni du public. Nombre d'amateurs et de professionnels plus ou moins bien dégrossis rêvent d'être le nouveau Gérard Philippe donnant la réplique à la nouvelle Maria Casares. Hélàs ça ne marche pas comme ça, même pour des "pointures" avérées.

Pourtant, c'est toujours la plus grande manifestation théâtrale au monde, hors épidémie on y vient du monde entiers. Les troupes taïwanaises on fait rêver les plus blasé. Dada Masilo non plus n'a pu quitter l'Afrique du Sud.

Ainsi va le "Off", miroir aux alouettes, lieu de liberté et piège à touriste, paradis trouble où se côtoient le trivial et le meilleur. Le haut du pavé n'est jamais loin du caniveau, "Ma maitresse en maillot de bain" fait toujours salle comble, "On est venus pour s'amuser, pas pour se prendre la tête", et c'est tout-à-fait respectable. Le "In" souvent élitiste et abscons fait salles combles, et c'est justice. On se dit à chaque fois "plus jamais", et on y revient encore et toujours, dussions-nous en souffrir. Comme à une drogue dure.


Pour l'heure, il est urgent d'aller voir Marie Thomas dans "La pôvre Vieille démocrasseuse" mise en scène par Michel Bruzat.

Jean Barak



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© 2020 par Jean BARAK Reporter Photographe

 

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